Dégressivité des allocations de chômage

Article posté le 15 novembre 2012

Cet arrêté royal sur la dégressivité des allocations de chômage, entré en vigueur le premier novembre, inquiète beaucoup de nombreuses familles vivant dans des situations très difficiles. Elles sont inquiètes à plusieurs titres :
- pendant longtemps, elles ont été obligées d’accepter des emplois "dérégulés", avec des horaires et surtout des salaires réduits. Ce seront les plus touchés
- Elles seront plus rapidement à charge des CPAS, avec toutes les difficultés que cela comprend pour retrouver une place sur le marché de l’emploi
- Le statut de "cohabitant" est particulièrement pénalisé. Cela est aussi dénoncé par un collectif de femmes. Encore une fois, l’échec de la mise en place de l’individualisation des revenus pénalise gravement les plus fragiles.
- Comme d’autres législations, celle-ci accentuera les pressions pour que des familles se séparent (pour que les adultes aient plus de revenus). Avec toutes les conséquences que cela a pour l’éducation des enfants, l’école,... Le nombre de familles monoparentales croît parce qu’il y a une pression pour qu’il en soit ainsi.
- La législation introduit une nouvelle réalité : l’imprévisibilité des revenus (dénoncée par certains syndicats). Si on ne peut plus prévoir ses revenus, cela aura un impact direct sur le logement : les loyers, eux, restent fixes. Il risque donc d’y avoir plus d’expulsions, plus de sans-abri. Mais de plus, avec le temps, les propriétaires refuseront de louer à des personnes qui ont des revenus imprévisibles. On sait déjà, par ailleurs, que les garanties par les CPAS pour les loyers fonctionnent mal.

Voir aussi le Communiqué de presse de la LDH