La reconnaissance d’ATD Quart Monde comme association d’Education permanente est reconduite pour les années 2014-2018

Article posté le 19 mars 2014

La reconnaissance d’ATD Quart Monde Wallonie-Bruxelles comme association d’Education permanente vient d’être reconduite pour les années 2014-2018.

Le Service général de l’Inspection "salue particulièrement le travail d’implication des publics les plus défavorisés, à tous les niveaux du processus, implication qui fait intrinsèquement partie de la démarche de l’association."
L’Inspection constate également "que l’auto-évaluation est permanente et pertinente, construite avec les publics, les porteurs de projets, les animateurs et les partenaires dans une volonté de co-responsabilisation et de co-écriture avec les personnes précarisées.
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Le rapport général souligne qu’ "ATD entre pleinement dans le champ de l’Education permanente par son action et sa démarche en vue de l’émancipation individuelle et collective des publics les plus pauvres de notre société, en donnant les moyens de sortir de cette précarité pour permettre à ses publics d’arriver à plus d’égalité, de solidarité et de reconnaissance de la multi-culturalité.

Par ses thématiques, ses activités, ses écrits, l’association conduit les publics vers une analyse critique de la société, ainsi qu’à l’émergence d’initiatives démocratiques collectives qui vont jusqu’à l’interpellation des autorités politiques du pays et de l’Europe."

La rapport conclue : "Le regard porté sur l’évolution du contexte sociétal de ces 30 dernières années démontre que la lutte menée pour aboutir à des constats et revendications énoncées dans le Rapport général sur la pauvreté qui mettait en route une nouvelle approche et une nouvelle politique permettant une avancée vers une démocratie participative se heurte aujourd’hui à une tendance beaucoup plus forte, à contre courant de la première et mène à une politique économique et sociale qui génère et aggrave la pauvreté car les droits fondamentaux acquis sont de plus en plus "conditionnalisés" (par exemple la dégressivité des allocations de chômage).

L’ASBL ATD constate que si l’on parle régulièrement dans les institutions de "participation des usagers" la participation réelle des plus pauvres et des précarisés est la plupart du temps inexistante ou très réduite et qu’au delà d’une éventuelle écoute il reste une totale exclusion des réflexions, analyses et décisions qui se prennent."