
Les personnes vivant dans la grande pauvreté ont souvent beaucoup de difficultés à formuler leur pensée, en partie parce qu’elles n’ont pas eu accès à l’éducation et parce que souvent « on ne leur demande pas leur avis ». Pourtant, elles ont une expérience unique et une pensée propre indispensables pour lutter contre l’exclusion et permettre à chacun l’accès aux droits fondamentaux.
La participation de tous est un enjeu aujourd’hui reconnu – du moins théoriquement. Par exemple, il est courant de parler, dans les différents services sociaux, de la « participation des usagers ». Mais quand il s’agit des plus pauvres, la participation est souvent inexistante ou très réduite ; ils sont au mieux invités à dire ce qu’ils vivent, mais sont exclus des réflexions, analyses et décisions qui se prennent.
L’enjeu de cette thématique consiste à mettre en œuvre les étapes permettant la participation active des personnes vivant dans la grande pauvreté à la vie de l’ensemble de la société pour que leurs expériences, les réflexions et les leçons qu’elles en tirent soient prises en compte par tous ; ceci devant conduire à une mise en question et une évolution de la société.
Un tel enjeu demande – d’abord et principalement – un investissement auprès des personnes qui vivent dans la grande pauvreté, mais il impose aussi un investissement tourné vers l’ensemble de la société. Ceci est nécessaire à la prise en compte de ce que peuvent apporter les plus pauvres.
Objectifs
Permettre aux personnes vivant dans la grande pauvreté :
de réfléchir à ce qu’elles vivent dans l’environnement et le contexte qui sont les leurs ;
de formuler leur expérience et leur pensée, notamment par des prises de parole et des écrits ;
de les partager et de les confronter avec d’autres personnes ayant l’expérience de la pauvreté ou avec d’autres publics, lors de rencontres ;
de participer à la réflexion, de prendre des responsabilités et d’être associés aux décisions qui les concernent, à tous les niveaux, notamment au sein de l’association.
Contribuer à la prise de conscience, par l’ensemble de la société :
de ce que signifie l’exercice de la citoyenneté pour ceux qui vivent dans la grande pauvreté ;
de ce que ceux-ci ont à apporter dans le développement de la société contemporaine.
Développer dans les différents secteurs de la société les capacités de dialoguer avec de personnes ayant l’expérience de la pauvreté.
Comment agir ? Outils d’action
Université Populaire Quart Monde
Mise en œuvre de dialogues
17 octobre, Journée Mondiale du Refus de la Misère
Formations et co-formations


