Extrême pauvreté et gouvernance mondiale

Cette étude a pour objet de faire des propositions pour que, d’une part l’éradication de l’extrême pauvreté soit placée au cœur des objectifs politiques poursuivis par une gouvernance mondiale rénovée. Et pour que, d’autre part la participation des plus pauvres de l’humanité à l’élaboration des principes nouveaux qui devraient régir la future gouvernance mondiale, soit reconnue comme une condition indispensable du succès de cette entreprise. Les auteurs remercient Hugues de Courtivron pour la mise en valeur des propositions avancées dans ce document.
Article posté le 5 mai 2011 Print Friendly

Extrême pauvreté et gouvernance mondiale

Le document s’appuie essentiellement sur le constat et les propositions présentés par Xavier Godinot dans son livre : « Eradiquer la misère, démocratie, mondialisation et droits de l’homme », PUF, Paris, novembre 2008. Après quatre monographies retraçant le parcours de quatre personnes vivant dans quatre continents différents et confrontées à des situations d’extrême pauvreté, il s’attache dans une deuxième partie à tirer les enseignements de l’expérience et des témoignages de vie de ces personnes pour énoncer les recommandations indispensables pour que d’une part les droits de l’homme soient respectés pour tous y compris pour les plus faibles de l’humanité et que d’autre part les différents acteurs de notre monde assurent leurs responsabilités en redonnant la priorité aux fondements du « vivre ensemble ».

Après avoir identifié dans une première partie ce qui caractérise l’extrême pauvreté et en quoi elle est une violation de l’ensemble des droits de l’homme , le présent document essayera de faire un état des lieux en décrivant les difficultés des plus pauvres dans un monde globalisé qui n’a pas encore trouvé les moyens pour chaque être humain de vivre dignement. Enfin dans une dernière partie des propositions concrètes seront formulées pour permettre aux plus pauvres de sortir de la misère et pour que la richesse inestimable de leur expérience soit reconnue et prise en compte pour déterminer les objectifs et les processus de décision indispensables à la mise en œuvre d’une gouvernance mondiale soucieuse de promouvoir un monde plus humain.

© photo Efpaix / ATD Quart Monde