Forum Mondial Sciences et Démocratie : Reconnaitre les personnes en situation de pauvreté comme porteuses de savoirs

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Forum Mondial Sciences et Démocratie : Reconnaitre les personnes en situation de pauvreté comme porteuses de savoirs

Dakar, le 5 février 2011

Invité à prendre la parole au Forum Mondial Sciences et Démocratie, Thierry Viard a demandé aux participants de construire un nouveau partenariat entre personnes vivant dans la pauvreté et l’exclusion sociale, acteurs sociaux et chercheurs.

Ce Forum, organisé dans l’orbite du Forum Social Mondial par l’Association française des Petits Débrouillards, la Fondation Sciences Citoyennes et ENDA DIAPOL, a rassemblé 300 chercheurs et acteurs sociaux de 90 organisations différentes de vingt-cinq pays de tous les continents. Les participants ont réfléchi au rôle des sciences dans la crise mondiale et aux alternatives possibles pour penser le monde à partir des besoins de tous et non à partir de l’offre de production des grandes forces économiques. La science doit être vue comme un bien commun de l’humanité qui contribue à l’émancipation et au bien-être de tous.

Parmi les nombreux thèmes abordés, le Pr Drissa Diallo (Mali), a présenté la dynamique des tradi-praticiens. Les soignants sont recrutés parmi les communautés pour qu’ils soient proches des malades et puissent plus facilement instaurer une relation de confiance. La médecine traditionnelle attache beaucoup d’importance à l’accueil du malade, à l’entourage par la communauté, au don et à l’échange dans l’acte de soigner. Comment faire reconnaître la valeur de ces pratiques dans les politiques de santé ?

Dans sa proposition, Thierry Viard a demandé aux chercheurs et aux acteurs sociaux de reconnaître les personnes en situations de pauvreté comme des experts de la lutte contre la pauvreté. Il s’est appuyé sur les expériences de croisement des savoirs et des pratiques menées par le Mouvement ATD Quart Monde. Il a insisté pour que l’impact des Objectifs du Millénaire pour le développement soit évalué avec les personnes vivant dans la misère et que l’on imagine de nouvelles méthodes d’accès à l’éducation qui respectent le milieu familial.

Il a conclu en affirmant la nécessité de faire connaître les actions de résistance à la misère des plus pauvres et de faire émerger la pensée et les idées de ceux qui sont les premières victimes des différentes crises économiques, financières et environnementales, car ils sont le test du succès de nos initiatives et de la démocratie participative que nous voulons créer.

Voir http://www.sdwf-fmsd.org/