Quelques exemples :
Des mamans de Bukavu (RDC) se privent de nourriture pour que leurs enfants survivent. « Elles doivent faire comme les poules qui laissent manger leurs poussins avant elles ! » a dit le jeune qui rapportait cette situation.
Un homme rencontré en Centrafrique a expliqué aux jeunes venus le visiter : « je suis traité comme un esclave. Avec tout ça, la paix me manque ».
Dans la banlieue de Dakar, des familles entières vivent, toute l’année, avec de l’eau jusqu’aux genoux dans leur propre maison. Leur habitat se dégrade, leur santé se dégrade, leurs relations sociales se dégradent...
Touchés par toutes ces situations, ces jeunes s’engagent bénévolement « pour ceux qui peinent . » Pourtant la plupart d’entre eux vivent des situations assez précaires. Ils le font pour les plus faibles de leurs communautés et de leurs quartiers. En prenant par la main les enfants, tous les enfants, quels qu’ils soient, ils suscitent un espoir dans les quartiers. En prenant une part de responsabilité dans la chose publique, ils exercent la démocratie. En permettant à des quartiers, à des communautés, de s’unir autour de la situation des plus pauvres, ils contribuent à la construction de la paix.
L’espoir qu’ils portent est pour le monde ; c’est pourquoi, il était fondamental de situer cette rencontre dans la cadre de l’Année Internationale de la Jeunesse.

Par leur engagement fort et simple, ces jeunes montrent des chemins nouveaux.
Des chemins où le pauvre n’est pas mis face à des solutions chères et compliquées qui le dépassent. Des chemins où le pauvre est pris comme un frère, par des jeunes qui sont ses frères et sœurs. Parce qu’ils n’ont pas attendu d’avoir des « moyens » pour s’engager, ces jeunes lancent à tous les citoyens du monde un beau défi : qu’est-ce que je fais de ma force, de mon intelligence, de mon savoir ? Qu’est-ce que je fais de ce qui m’a été donné ? Celui qui a eu la chance d’étudier... que fait-il de cette chance ? Celui qui a acquis la facilité de la parole, qu’en fait-il ? Sa parole devient-elle un instrument de pouvoir ou un instrument de libération ? Est-il capable de laisser sa parole devenir silence pour que la voix des autres puisse enfin émerger ?
Avoir accueilli cette rencontre est une fierté pour le Centrafrique ; fierté de pouvoir compter sur une jeunesse qui a inspiré cette rencontre, qui s’est impliquée dans sa préparation, fierté d’avoir accueilli des participants des autres pays dont le séjour à Bangui s’est déroulé remarquablement.









