Témoignage : « Par le sport, on peut réunir plein de personnes »

Francis participe régulièrement aux actions de Djynamo, le groupe jeunes d’ATD Quart Monde. Le 18 mai 2014, il a couru pour la première fois les « 20 km de Bruxelles ». Une expérience positive qu’il a répété en 2015.
Article posté le 30 juin 2015 Print Friendly

Témoignage : « Par le sport, on peut réunir plein de personnes »

Pour Francis, courir les 20 km est une manière de soutenir ATD Quart Monde mais c’est aussi un défi personnel : « Pas pour prouver des choses aux gens mais déjà par rapport à soi-même. Ça permet de voir qu’on est capable de faire des choses jusqu’au bout. Il faut que j’apprenne comment tirer le bon de cette expérience pour ma vie de tous les jours, lors d’un entretien pour du travail par exemple ».

Au début ses amis étaient sceptiques. Sa mère était fière mais aussi inquiète pour sa santé : « J’avais moins la condition physique qu’avant. À des moments, j’avais envie d’abandonner. C’était difficile. Surtout dans la dernière montée. À la fin, j’avais des grosses douleurs partout. Il y avait des jeunes qui couraient mais aussi des personnes âgées, des personnes handicapées en fauteuil ou aveugles. Voir tout le monde courir comme ça, ça m’a reboosté ».

Francis retient qu’on ne juge pas les niveaux des uns et des autres : « Tout le monde peut participer et court à son rythme. Il y a des pros mais aussi des gens qui n’ont pas beaucoup de moyens. Je ne pensais pas y arriver mais grâce aux encouragements de la foule et des amis j’ai pu aller jusqu’au bout. Voir aussi les petits groupes, les fanfares, les percussions, ça motive ! »

Pour Francis, les 20 km donnent une autre image de Bruxelles : « Ça fait 35 ans que ça existe et si ça dure depuis aussi longtemps c’est qu’il y a quelque chose de bénéfique. On n’a malheureusement pas l’occasion de voir tous les jours autant de gens dans les rues dans une ambiance joyeuse. Ça interpelle et ça fait plaisir. Il y a de l’espoir que les choses s’améliorent à partir de moments comme ça. Il y a toujours une certaine pression dans la société. C’est un peu chacun pour soi. Mais ce jour-là, c’est la fête. Tout le monde se parle. On ne se connaît pas mais on est ensemble pour la même chose. La solidarité est assez forte. Quand quelqu’un tombe tout le monde s’inquiète et demande comment ça va ».

Francis conclut : « Par le sport, on peut réunir plein de personnes, se soutenir, rigoler… Ça fait des liens, des contacts, tu revois les gens après dans le métro… Le seul message à faire passer : ’si d’autres y arrivent, pourquoi pas moi ?’ ».

Article initialement publié dans Partenaire, le journal bimensuel d’ATD Quart monde Wallonie - Bruxelles.